DIOCESE DE KARA
Rite d'ouverture de la Porte Sainte
Sortie de la messe
BIENVENUE SUR LE PORTAIL NUMERIQUE DU DIOCESE DE KARA. THEME DE L'ANNEE PASTORALE: MARIAGE, CHEMIN DE SAINTETE

Prsentation du diocse

1.1.    CONSIDERATIONS HISTORIQUES, GEOGRAPHIQUES, DEMOGRAPHIQUES ET ECONOMIQUES

1.1.1.     Bref historique du diocèse de Kara
Le diocèse de Kara situé au nord-Togo est né du démembrement des diocèses de Sokodé et de Dapaong et a été érigé le 1er juillet 1994 avec pour premier Evêque Mgr Ernest Patili ASSIH, auquel succéda Mgr Ignace Baguibassa SAMBAR-TALKENA en 1996. Il est actuellement conduit par Mgr Jacques Danka LONGA depuis 2009. 

1.1.2.     Présentation géographique
La circonscription ecclésiastique de Kara est géographiquement située dans la région économique de la Kara. Vaste de 10.590 Km2, le diocèse recouvre six (06) des sept (07) préfectures administratives que compte cette Région Economique : Bassar, Binah, Dankpen, Doufelgou, Kéran et Kozah . Il est limité au Nord par le diocèse de Dapaong, au sud par le diocèse de sokodé, à l’Est par les diocèses de Djougou et de Natitingou au Bénin et à l’ouest par les diocèses de Yendi et de Navrongo-Bolgatanga de la province ecclésiastique de Tamale au Ghana.
Le diocèse de Kara baigne dans un climat tropical sec à deux saisons (une saison pluvieuse et une saison sèche). Les pluies tombent de mars à octobre soit environ huit mois et la saison sèche va de novembre à février soit quatre mois. La plus grande pluviométrie se situe entre juillet et Août avec une hauteur moyenne de 1328 millimètres par an.

1.1.3.    Croissance démographique
La population du Diocèse de Kara a connu une évolution très remarquable depuis la date de son érection. De 536 000 habitants  en 1994 l’estimation démographique est aujourd’hui à 718.449 habitants  environ. On y rencontre huit (8) peuples différents : les kabyè, les Logba et les Solla au centre et à l’Est ; les Bassar (tcham) et les Konkomba à l’ouest ; les nawdba et les lamba au Nord et au Nord-Ouest et les Temberma au Nord-Est.

1.1.4.     Les activités économiques 
La région de la Kara est économiquement caractérisée par l’agriculture, l’artisanat, le commerce et le transport. Ces activités génératrices de revenus, permettent à la majeure partie de la population de subvenir juste à leur besoin et ne permettent donc pas de faire de grandes économies. 
Le Diocèse de Kara est donc économiquement à l’image des conditions de vie des fidèles chrétiens. Ainsi les sources de revenus ne sont ni fiables ni stables et elles sont réduites aux quêtes et offrandes des fidèles. La bourse de ceux-ci serrée par plusieurs paramètres socio-économiques impose des limites aux potentialités financières du diocèse. Par conséquent, le fonctionnement et la mission du diocèse dépendent énormément  des aides extérieures tels les subsides ordinaires provenant du Saint Siège même s’ils ne couvrent pas tous les besoins. Ainsi, la réalisation de certains projets est aussi financée en partie ou en totalité de l’extérieur. L’auto prise en charge demeure donc un réel défi à relever . 

1.2.    CONSIDERATIONS  SOCIOCULTURELLES 
1.2.1.     Sur le plan ecclésial
La circonscription Ecclésiastique de Kara est, depuis 04 mars 2009, subdivisée en six (7) Doyennés ou Vicariats Forains : Kara-Nord, Kara-Sud, Yadè, Niamtougou, Kandé, Bassar, Pagouda et compte à actuellement trente cinq (35) paroisses. Soit cinq (5) pour Kara-Nord ; cinq (5) pour Kara-Sud ; cinq (5) pour Yadè ; trois (3) pour Niamtougou ; six (6) pour Kandé ; six (6) pour Bassar et cinq (5) pour Pagouda. En dehors du Père du diocèse, Mgr Jacques Danka LONGA, le diocèse a comme agents pastoraux, cent six (106) prêtres, cent trente huit  (138) religieux et religieuses, douze (12) laïcs consacrées et quatre cent cinquante (450) catéchistes.

1.2.2.     Les vocations  
La pastorale des vocations fait l’objet d’une attention particulière au niveau diocésain. La lettre pastorale « Allez vous aussi à ma vigne » (Mt 20,7) du 17 octobre 2009 sur les vocations dans le diocèse de Kara l’exprime clairement.
Il existe un Foyer Séminaire, précédemment Petit Séminaire du grand diocèse de Sokodé, depuis les années 1975. Il est dirigé par un recteur en collaboration avec un directeur spirituel. Ils accueillent et accompagnent, au sein du foyer, des aspirants séminaristes de la seconde en Terminale. Pendant les congés et vacances, ils sont rejoints par les autres aspirants séminaristes des paroisses pour des recollections et des camps de formation. Depuis 1994, le Foyer Séminaire appartient au diocèse de kara. Un bon nombre de Séminaristes et de prêtres y sont passés.

1.2.3.  La spiritualité du diocèse 
Le projet de spiritualité  pour le diocèse de Kara se résume dans le leitmotiv ‘’ensemble pour le Christ, ensemble pour notre diocèse’’. Partant de la conviction que chacun est appelé par le Christ pour une même cause, cette spiritualité veut oser la convergence des esprits et des cœurs autour de deux intérêts : celui du Christ et celui de son Eglise dont une portion se veut être le diocèse de Kara : « tenez ferme dans un même esprit, luttant de concert et d’un cœur unanime pour la foi de l’Evangile » (Ph 1,27).
En esquisse d’une communion spirituelle, « PRENDS ET PRIE » est un manuel de prière pensé par l’actuel Evêque de kara afin que, d’un même cœur et d’une même bouche, tous glorifient Dieu, Père de notre Seigneur Jésus.

1.3.    LES DIFFERENTES RELIGIONS 

Dans le diocèse de  Kara, on rencontre spécialement quatre types de religion à savoir : la religion chrétienne, la religion musulmane, la Religion Traditionnelle Africaine et les sociétés secrètes. 

1.3.1.  La Religion Traditionnelle Africaine
La Religion Traditionnelle Africaine est la plus ancienne de toutes les religions du diocèse de Kara. Cette religion pratiquée par les anciens, occupe aujourd’hui un bon pourcentage de la population totale soit six cent quatre vingt mille (680.000)  environ inégalement repartis entre les ethnies. Cette religion est remarquable dans les milieux ruraux et moins en ville à cause de la présence de multiples confessions chrétiennes qui attirent progressivement la population urbaine. Nonobstant le nombre grandissant des pratiquants de la religion chrétienne, une grande partie de la population reste attachée aux pratiques de cette religion entraînant ainsi le syncrétisme religieux. 

1.3.2. La religion chrétienne catholique
Les chrétiens catholiques sont estimés à 200.000 dans le diocèse de Kara. La ferveur  et la pratique religieuse sont en général fortes; mais la participation à la messe dominicale baisse à certaines périodes de l’année dans les paroisses rurales, à cause des travaux champêtres, principale activité de la population diocésaine. Cette diminution des participants se fait remarquer aussi dans le Doyenné de kara au temps des évala.

1.3.3. La religion issue de la Réforme : les protestants
Les chrétiens non-catholiques peuvent être estimés à 201.000 adeptes que se partagent l’Eglise Evangélique, Baptiste et l’Eglise des Assemblées de Dieu. 

1.3.4. La religion musulmane
Dans le diocèse de Kara, près de 3%.de la population sont musulmans. La plupart des kotokoli se réclament de cette religion. Ils sont estimés à 30.000 personnes et sont spécialement regroupés dans les quartiers dits Zongo. On y rencontre les haoussa, les Nago, les Yorouba, les Mossi qui sont aussi adeptes de l’Islam. On trouve au moins une mosquée, partout où s’implante une communauté musulmane. Ils s’adonnent beaucoup aux diverses activités commerciales et détiennent ainsi une grande partie du pouvoir économique dans la région.

1.3.5. Les sociétés secrètes et les sectes
Les ordres ésotériques sont rares dans la Circonscription ecclésiastique de Kara. Mais de façon manifeste, il y existe deux ordres à caractère secret : l’Eckankar et la branche ancienne de l’ordre mystique de la Rose Croix. Dans le monde universitaire, on remarque de temps à autre une forme de publicité des Franc-maçons et des Rosicruciens à travers des fiches qu’ils distribuent aux étudiants les invitant à la découverte des lois de la nature. Etant donné que les adeptes des cercles ésotériques sont tenus au secret en tout, il est difficile de les identifier clairement. 
De plus, on note une prolifération des sectes qui attirent par leur propagande de guérison et de solutions aux problèmes d’emploi et de famille. Le nombre des adeptes n’est pas négligeable.

Dernière mise à jour: 2015-04-22 Version Imprimable
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