DIOCESE DE KARA
A l'ecoute d'une fidele apres le pelerinage
Devant la porte Sainte
Porche des fideles
Sa familiarite avec les enfants
Sortie de la messe
JUBILE D'ARGENT DU DIOCÈSE DE KARA AU TOGO - 1er JUILLET 1994 -1er JUILLET 2019. CHACUN REÇOIT LE DON DE MANIFESTER L'ESPRIT EN VUE DU BIEN DE TOUS ( 1 Co 12, 7)

Actualités : PRESENTATION DE LA RELATION SYNODI

PRESENTATION DE LA  « RELATION SYNODI »
Par les Pères Augustin KAGNOUDA et Marc LAKASSI
Au terme de la XIIIème Assemblée Générale Extraordinaire du Synode des Évêques sur « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de la nouvelle évangélisation », célébrée en 2014, le Pape François a décidé de rendre publique la Relatio Synodi, document par lequel se sont conclus les travaux synodaux. Dans le même temps, le Saint-Père a indiqué que ce document formera les Lineamenta de la XIVème Assemblée Générale Ordinaire qui aura lieu du 4 au 25 octobre 2015 sur le thème « La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain. »
La Relatio Synodi, qui est envoyée comme Lineamenta, se conclut par ces mots: « Les réflexions proposées, fruit du travail synodal qui s’est déroulé dans une grande liberté et avec un mode d’écoute réciproque, entendent poser des questions et indiquer des perspectives qui devront mûrir et être précisées par la réflexion des Églises locales durant l’année qui nous sépare de l’Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques » La Relatio Synodi est donc adressée aux Eglises locales comme document de travail pour préparer l’assemblée générale sur la famille qui aura lieu en octobre prochain.
Les, Pères synodaux réunis à Rome autour du Pape François pour l’Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, expriment leur joie et reconnaissance  sincère à toutes les familles, et en particulier à celles qui suivent le Christ, et offrent un témoignage quotidien de fidélité, de foi, d’espérance et d’amour au monde, malgré les obstacles, les incompréhensions et les souffrances qui se dressent sur leur chemin. Durant la veillée de prière célébrée à la place Saint-Pierre, le 4 octobre 2014, en préparation du Synode sur la famille, le Pape François a évoqué de manière simple et concrète l’aspect central de l’expérience familiale dans la vie de tous, en s’exprimant ainsi : « Le soir descend désormais sur notre assemblée. C’est l’heure où l’on rentre volontiers chez soi pour se retrouver à la même table, entouré par la présence des liens d’affection, du bien accompli et reçu, des rencontres qui réchauffent le cœur et le font croître, comme un bon vin qui anticipe au cours de l’existence de l’homme la fête sans crépuscule. C’est aussi l’heure la plus douloureuse pour celui qui se retrouve en tête à tête avec sa propre solitude, dans le crépuscule amer de rêves et de projets brisés : combien de personnes traînent-elles leurs journées sur la voie sans issue de la résignation, de l’abandon, voire de la rancœur ; dans combien de maisons est venu à manquer le vin de la joie et donc la saveur -la sagesse même- de la vie ? Ce soir, nous nous faisons la voix des uns et des autres à travers notre prière, une prière pour tous ».
Foyer de joies et d’épreuves, la famille est une « école d’humanité » (cf. Gaudium et Spes, 52), et malgré les nombreuses crises de la famille, le désir de fonder une famille est encore vivant dans le cœur de nombreuses personnes surtout les jeunes. Cela motive l’Eglise à annoncer sans relâche et avec une profonde conviction l’Évangile de la famille et, au moment où toute l’Eglise est appelée à sortir d’elle-même, il est nécessaire qu’une attention particulière soit portée sur la famille cellule vivante de l’Eglise.
Ce document essentiel comporte trois parties. Subdivisé en cinquante-sept points, le texte est consacré majoritairement aux perspectives pastorales, véritable feuille de route pour les pères synodaux.
•L’écoute : le contexte et les défis concernant la famille. Il s’est agi de considérer la réalité de la famille aujourd’hui, dans la complexité de ses lumières et de ses ombres.
•Le regard sur le christ : l’Évangile de la famille. Pour percevoir ce que la révélation et l’Église, nous disent sur  la famille notamment sa beauté, son rôle et sa dignité 
•Perspectives pastorales. Pour discerner les voies permettant de rénover l’Église et la société dans leur engagement pour la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme.

1ère communication

PREMIERE PARTIE DE LA RELATIO SYNODI
 L’ECOUTE : LE CONTEXTE ET LES DEFIS CONCERNANT LA FAMILLE.

Par le père Augustin KAGNOUDA
Les changements anthropologiques et culturels que nous constatons ces derniers temps influencent gravement tous les aspects de la vie de l’homme et la famille en subit de grands coups. Mais tout n’est pas que négatif. Il y a des aspects positifs. Entre autre, la garantie de la liberté d’expression, la reconnaissance du droit de la femme et des enfants, du moins dans certaines régions du monde. Ce qui ne se faisait pas il y a quelques années. Par exemple en Afrique, chez nous il y a des organes des ONG qui travaillent pour promouvoir les droits des femmes et des enfants. Des  nations et des institutions internationales adoptent des lois pour valoriser les droits des femmes et des enfants. Exemple du nouveau code de la famille au Togo tient beaucoup compte de la femme et de l’enfant, Le rapport des travaux de la CVJR qui a  fait des recommandations sur le droit des femmes et des enfants. Sont là quelques signes qui nous font dire que les changements n’ont pas seulement détruit la famille. 

Mais d’un autre côté, il est à déplorer les dangers grandissants qui menacent aujourd’hui la famille dans toutes les régions du monde  et qui constituent aujourd’hui des défis pour l’Eglise du Christ. Le concile a relevé entre autre défis, 

•Crise de la foi qui est souvent à l’origine des crises du mariage et de la famille.
•L’égoïsme ou l’individualisme exaspéré qui dénature les liens familiaux et qui fait que chaque membre de la famille considère ses droits en ignorants ses devoirs élevant ses désirs au rang d’absolu. 
•La pauvreté et la précarité de l’emploi qui ne cessent d’augmenter et qui sont parfois un véritable cauchemar pour beaucoup de familles dans le monde. Beaucoup de nos jeunes aujourd’hui hésitent à s’engager dans le mariage simplement pour des raisons économiques.
•Certains contextes religieux et culturels représentent de grands défis particuliers : ‘’La polygamie’’, ‘’ le concubinage’’, ‘’le mariage par étapes’’, ‘’le mariage arrangé’’ les mutilations  génitales demeurent en vigueur dans certaines régions. Dans les régions ou l’Eglise catholique est minoritaire, les mariages mixtes ou avec disparité de culte sont très nombreux avec des difficultés que cela comporte en terme de configuration juridique, de l’éducation des enfants, et de la pratique de la foi de la partie catholique. Mais ces cas de défis peuvent aussi fournir des occasions de favoriser l’esprit œcuménique et le dialogue interreligieux dans certaines familles où il y a coexistence harmonieuse. 
*Il y a la pratique de la cohabitation précédant le mariage : le concubinage. 
•Les législations civiles qui compromettent gravement le mariage et la famille : adoption des lois pour le mariage pour tous, l’autorisation de la polygamie etc.
•Le nombre toujours croissant des divorces et qui logiquement fait grandir aussi le nombre des enfants qui naissent en dehors du mariage ou qui grandissent avec un seul parent.
•Les violences physiques subies par les femmes et les enfants sont encore à déplorer dans certaines régions et dans certaines cultures. A cela peut s’ajouter les mutilations génitales des enfants, l’exploitation sexuelle des enfants et le phénomène des  enfants soldats. D’autre part, les guerres, le terrorisme, et la criminalité ont mis de nombreux enfants dans la rue sans oublier le phénomène des migrations qui prend de l’ampleur avec tout ce que cela comporte comme drame en termes de perte de vies humaines. Les média en parlent tellement ces derniers temps. Ce ne sont là des conséquences de la pauvreté, de l’insécurité, des guerres semées çà et là.
•La question de la fragilité affective est d’une grande actualité : une affectivité narcissique (amour excessif de soi), instable et changeante qui n’aide pas toujours les sujets à atteindre une plus grande maturité. 
•La diffusion de la pornographie et la commercialisation du corps (prostitution) favorisée par un usage incorrect de l’internet. Et enfin, 
•Les politiques antinatalistes entrainent non seulement une situation où le renouvellement des générations n’est plus assuré, mais risque de conduire à terme à un appauvrissement économique et à une perte d’espérance en l’avenir.
Nous aussi, pasteurs de l’Église, nous sommes nés et avons grandi dans des familles aux histoires et vicissitudes les plus diverses. En tant que, Evêques, prêtres religieux et religieuses  nous avons rencontré des familles qui nous ont raconté les merveilles de la vie familiales mais aussi leurs difficultés, nous aidant à regarder la réalité vivante et complexe dans laquelle évoluent les familles.
A ces défis énumérés par  le synode et dont la quasi-totalité se retrouve dans notre Eglise au diocèse de Kara : il y a des défis propres à notre diocèse. Nous signalons entre autre :
•Les cas des conjoints qui veulent accéder aux sacrements et dont l’autre partie refuse,  
Le peu d’intérêt que les jeunes manifestent aujourd’hui à fonder une famille,
•Les centres de prostitution qui se créent, (quartier Décon de Kara),
•Les centres de jeux vidéo où l’on diffuse des films pornographiques qui se multiplient dans nos rues et quartiers,
•La vulgarisation des moyens de contraception, 
•La course au matérialisme (surtout des jeunes filles étudiantes) qui les poussent
 à se livrer à se prostituer.
•Violence subit par les femmes qui persistent dans nos milieux
•Mauvais traitement des enfants
•Le veuvage,
PRESENTATION DE LA PREMIERE PARTIE DE « RELATION SYNODI »
Par les Pères Augustin KAGNOUDA et Marc LAKASSI
Au terme de la XIIIème Assemblée Générale Extraordinaire du Synode des Évêques sur « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de la nouvelle évangélisation », célébrée en 2014, le Pape François a décidé de rendre publique la Relatio Synodi, document par lequel se sont conclus les travaux synodaux. Dans le même temps, le Saint-Père a indiqué que ce document formera les Lineamenta de la XIVème Assemblée Générale Ordinaire qui aura lieu du 4 au 25 octobre 2015 sur le thème « La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain. »
La Relatio Synodi, qui est envoyée comme Lineamenta, se conclut par ces mots: « Les réflexions proposées, fruit du travail synodal qui s’est déroulé dans une grande liberté et avec un mode d’écoute réciproque, entendent poser des questions et indiquer des perspectives qui devront mûrir et être précisées par la réflexion des Églises locales durant l’année qui nous sépare de l’Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques » La Relatio Synodi est donc adressée aux Eglises locales comme document de travail pour préparer l’assemblée générale sur la famille qui aura lieu en octobre prochain.
Les, Pères synodaux réunis à Rome autour du Pape François pour l’Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, expriment leur joie et reconnaissance  sincère à toutes les familles, et en particulier à celles qui suivent le Christ, et offrent un témoignage quotidien de fidélité, de foi, d’espérance et d’amour au monde, malgré les obstacles, les incompréhensions et les souffrances qui se dressent sur leur chemin. Durant la veillée de prière célébrée à la place Saint-Pierre, le 4 octobre 2014, en préparation du Synode sur la famille, le Pape François a évoqué de manière simple et concrète l’aspect central de l’expérience familiale dans la vie de tous, en s’exprimant ainsi : « Le soir descend désormais sur notre assemblée. C’est l’heure où l’on rentre volontiers chez soi pour se retrouver à la même table, entouré par la présence des liens d’affection, du bien accompli et reçu, des rencontres qui réchauffent le cœur et le font croître, comme un bon vin qui anticipe au cours de l’existence de l’homme la fête sans crépuscule. C’est aussi l’heure la plus douloureuse pour celui qui se retrouve en tête à tête avec sa propre solitude, dans le crépuscule amer de rêves et de projets brisés : combien de personnes traînent-elles leurs journées sur la voie sans issue de la résignation, de l’abandon, voire de la rancœur ; dans combien de maisons est venu à manquer le vin de la joie et donc la saveur -la sagesse même- de la vie ? Ce soir, nous nous faisons la voix des uns et des autres à travers notre prière, une prière pour tous ».
Foyer de joies et d’épreuves, la famille est une « école d’humanité » (cf. Gaudium et Spes, 52), et malgré les nombreuses crises de la famille, le désir de fonder une famille est encore vivant dans le cœur de nombreuses personnes surtout les jeunes. Cela motive l’Eglise à annoncer sans relâche et avec une profonde conviction l’Évangile de la famille et, au moment où toute l’Eglise est appelée à sortir d’elle-même, il est nécessaire qu’une attention particulière soit portée sur la famille cellule vivante de l’Eglise.
Ce document essentiel comporte trois parties. Subdivisé en cinquante-sept points, le texte est consacré majoritairement aux perspectives pastorales, véritable feuille de route pour les pères synodaux.
•L’écoute : le contexte et les défis concernant la famille. Il s’est agi de considérer la réalité de la famille aujourd’hui, dans la complexité de ses lumières et de ses ombres.
•Le regard sur le christ : l’Évangile de la famille. Pour percevoir ce que la révélation et l’Église, nous disent sur  la famille notamment sa beauté, son rôle et sa dignité 
•Perspectives pastorales. Pour discerner les voies permettant de rénover l’Église et la société dans leur engagement pour la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme.

1ère communication

PREMIERE PARTIE DE LA RELATIO SYNODI
 L’ECOUTE : LE CONTEXTE ET LES DEFIS CONCERNANT LA FAMILLE.

Par le père Augustin KAGNOUDA
Les changements anthropologiques et culturels que nous constatons ces derniers temps influencent gravement tous les aspects de la vie de l’homme et la famille en subit de grands coups. Mais tout n’est pas que négatif. Il y a des aspects positifs. Entre autre, la garantie de la liberté d’expression, la reconnaissance du droit de la femme et des enfants, du moins dans certaines régions du monde. Ce qui ne se faisait pas il y a quelques années. Par exemple en Afrique, chez nous il y a des organes des ONG qui travaillent pour promouvoir les droits des femmes et des enfants. Des  nations et des institutions internationales adoptent des lois pour valoriser les droits des femmes et des enfants. Exemple du nouveau code de la famille au Togo tient beaucoup compte de la femme et de l’enfant, Le rapport des travaux de la CVJR qui a  fait des recommandations sur le droit des femmes et des enfants. Sont là quelques signes qui nous font dire que les changements n’ont pas seulement détruit la famille. 

Mais d’un autre côté, il est à déplorer les dangers grandissants qui menacent aujourd’hui la famille dans toutes les régions du monde  et qui constituent aujourd’hui des défis pour l’Eglise du Christ. Le concile a relevé entre autre défis, 

•Crise de la foi qui est souvent à l’origine des crises du mariage et de la famille.
•L’égoïsme ou l’individualisme exaspéré qui dénature les liens familiaux et qui fait que chaque membre de la famille considère ses droits en ignorants ses devoirs élevant ses désirs au rang d’absolu. 
•La pauvreté et la précarité de l’emploi qui ne cessent d’augmenter et qui sont parfois un véritable cauchemar pour beaucoup de familles dans le monde. Beaucoup de nos jeunes aujourd’hui hésitent à s’engager dans le mariage simplement pour des raisons économiques.
•Certains contextes religieux et culturels représentent de grands défis particuliers : ‘’La polygamie’’, ‘’ le concubinage’’, ‘’le mariage par étapes’’, ‘’le mariage arrangé’’ les mutilations  génitales demeurent en vigueur dans certaines régions. Dans les régions ou l’Eglise catholique est minoritaire, les mariages mixtes ou avec disparité de culte sont très nombreux avec des difficultés que cela comporte en terme de configuration juridique, de l’éducation des enfants, et de la pratique de la foi de la partie catholique. Mais ces cas de défis peuvent aussi fournir des occasions de favoriser l’esprit œcuménique et le dialogue interreligieux dans certaines familles où il y a coexistence harmonieuse. 
•Il y a la pratique de la cohabitation précédant le mariage : le concubinage. 
•Les législations civiles qui compromettent gravement le mariage et la famille : adoption des lois pour le mariage pour tous, l’autorisation de la polygamie etc.
•Le nombre toujours croissant des divorces et qui logiquement fait grandir aussi le nombre des enfants qui naissent en dehors du mariage ou qui grandissent avec un seul parent.
•Les violences physiques subies par les femmes et les enfants sont encore à déplorer dans certaines régions et dans certaines cultures. A cela peut s’ajouter les mutilations génitales des enfants, l’exploitation sexuelle des enfants et le phénomène des  enfants soldats. D’autre part, les guerres, le terrorisme, et la criminalité ont mis de nombreux enfants dans la rue sans oublier le phénomène des migrations qui prend de l’ampleur avec tout ce que cela comporte comme drame en termes de perte de vies humaines. Les média en parlent tellement ces derniers temps. Ce ne sont là des conséquences de la pauvreté, de l’insécurité, des guerres semées çà et là.
•La question de la fragilité affective est d’une grande actualité : une affectivité narcissique (amour excessif de soi), instable et changeante qui n’aide pas toujours les sujets à atteindre une plus grande maturité. 
•La diffusion de la pornographie et la commercialisation du corps (prostitution) favorisée par un usage incorrect de l’internet. Et enfin, 
•Les politiques antinatalistes entrainent non seulement une situation où le renouvellement des générations n’est plus assuré, mais risque de conduire à terme à un appauvrissement économique et à une perte d’espérance en l’avenir.
Nous aussi, pasteurs de l’Église, nous sommes nés et avons grandi dans des familles aux histoires et vicissitudes les plus diverses. En tant que, Evêques, prêtres religieux et religieuses  nous avons rencontré des familles qui nous ont raconté les merveilles de la vie familiales mais aussi leurs difficultés, nous aidant à regarder la réalité vivante et complexe dans laquelle évoluent les familles.
A ces défis énumérés par  le synode et dont la quasi-totalité se retrouve dans notre Eglise au diocèse de Kara : il y a des défis propres à notre diocèse. Nous signalons entre autre :
•Les cas des conjoints qui veulent accéder aux sacrements et dont l’autre partie refuse,  
•Le peu d’intérêt que les jeunes manifestent aujourd’hui à fonder une famille,
•Les centres de prostitution qui se créent, (quartier Décon de Kara),
•Les centres de jeux vidéo où l’on diffuse des films pornographiques qui se multiplient dans nos rues et quartiers,
•La vulgarisation des moyens de contraception, 
•La course au matérialisme (surtout des jeunes filles étudiantes) qui les poussent
 à se livrer à se prostituer.
•Violence subit par les femmes qui persistent dans nos milieux
•Mauvais traitement des enfants
•Le veuvage,
•Le lévirat
•Le problème d’héritage etc.
Ce sont là entre autres défis qui se posent à notre Eglise famille de Dieu dans le contexte de la nouvelle évangélisation. Le tableau est certes sombre, et cela demande des actions concrètes pour inviter tous à la conversion, mais c’est Dieu qui conduit son Eglise.
A la fin  la fin des travaux, le Pape François a souligné que ce texte était la synthèse fidèle et claire des débats en assemblée plénière et au sein des carrefours linguistiques. Le Souverain Pontife réaffirme qu’il n’a jamais été question de remettre en cause les vérités fondamentales sur le Sacrement du Mariage : l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et l’ouverture à la vie. Mais l’Église ne regarde pas l’humanité de l’intérieur d’un château de verre pour juger les personnes. Ses portes sont grandes ouvertes pour les nécessiteux et les repentis et pas seulement pour les justes et pour ceux qui se croient parfaits. Le Pape François souhaite que l’année qui nous sépare du prochain synode favorise un vrai discernement spirituel des idées proposées pour que soient trouvées des solutions concrètes aux difficultés et aux innombrables défis auxquelles les familles sont confrontées et qui se posent à notre Eglise. C’est ce à quoi nous sommes appelés maintenant. Mais le Pape François discerne 5 tentations, points de repères pour un examen de conscience jusqu’au synode de 2015.
1re tentation
« La tentation du raidissement hostile, c’est-à-dire de vouloir s’enfermer dans la lettre  à l’intérieur de la loi, avec la certitude de ce que nous connaissons et non de ce que devons encore apprendre et atteindre. A l’époque de Jésus, c’est la tentation des zélotes, des scrupuleux, des impatients et aujourd’hui de ceux qu’on appelle des « traditionalistes » ou aussi des « intellectualistes ».
2e tentation
« La tentation d’un bonisme destructeur, qui, au nom d’une miséricorde traîtresse, met un pansement sur les blessures sans d’abord les soigner, qui traite les symptômes et non les causes et les racines. C’est la tentation des timorés (craintifs), et aussi de ceux qu’on nomme les progressistes et les libéraux ».
3e tentation
« La tentation de transformer la pierre en pain pour rompre un long jeûne, pesant et douloureux (Lc 4, 1-4) et aussi de transformer le pain en pierre et de la jeter contre les pécheurs, les faibles, les malades (Jn 8,7), c’est-à-dire de les transformer en un fardeau insupportable (Lc 10, 27) ».
4e tentation
« La tentation de descendre de la Croix, pour contenter les gens, de ne pas rester à accomplir la volonté du Père, de se plier à l’esprit du monde au lieu de le purifier et de le plier à l’Esprit de Dieu ».
5e tentation 
« La tentation de négliger le dépôt de la foi en se considérant non comme des gardiens mais des propriétaires et des maîtres ou, de l’autre côté, la tentation de négliger la réalité en utilisant une langue minutieuse et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire. Nous appelons cela du «byzantinisme» (goût, penchant pour une subtilité excessive et oiseuse)».
Il s’avère donc nécessaire de dire la parole de Vérité et d’Espérance. L’homme vient de Dieu ; c’est en lui donc qu’il peut trouver solution à ses problèmes. Il ne faut pas ignorer la réalité mais savoir accueillir les personnes avec leur existence concrète et savoir leur proposer le message chrétien, qui comporte toujours la réalité et la dynamique de la miséricorde et de la vérité, qui convergent dans le Christ seul remède du mal et du péché qui ronge l’homme et partant la famille.

2ème communication
DEUXIEME PARTIE DE LA RELATIO SYNODI. 
LE REGARD SUR LE CHRIST : L’ÉVANGILE DE LA FAMILLE.
Par le père Marc LAKASSI
La première partie de la Relatio Synodi étant abordée et nous entamons les deux dernières après lesquelles, conformément à ce que notre père évêque a souhaité pour voir ce que nous pourrons faire dans le sens de (avance au large Lc 5,4) en attentant les conclusions du synode d’octobre 2015 et l’exhortation apostolique qui en résultera.  
Avant propos : concernant  la 2ème et la 3ème parties de la Relatio Synodi.
La  deuxième partie  de la Relatio Synodi est intitulée : Le regard sur le Christ : l’Évangile de la famille (n° 12 -28) et  se compose de cinq (5) points :
- Le regard sur Jésus et la pédagogie divine dans l’histoire du salut.
- La famille dans le dessein salvifique de Dieu.
- La famille dans les documents de l’Église.
- L’indissolubilité du mariage et la joie de vivre ensemble. 
-Vérité et beauté de la famille et miséricorde envers les familles blessées et fragiles.
La troisième partie titrée : La discussion : perspectives pastorales  (n°29-61) est développée en  huit (8) points : 
-Annoncer l’Évangile de la famille aujourd’hui, dans les différents contextes.
-Guider les futurs époux sur le chemin de la préparation au mariage.
-Accompagner les premières années de la vie conjugale.
-La pastorale des personnes qui vivent en union civile ou en concubinage.
- Prendre soin des familles blessées (séparés, divorcés non remariés, divorcés remariés, famille monoparentales).
-L’attention pastorale envers les personnes ayant une orientation homosexuelle.
-La transmission de la vie et le défi de la dénatalité.
-Le défi de l’éducation et le rôle de la famille dans l’évangélisation. 
1. Le regard sur Jésus et la pédagogie divine dans l’histoire du salut  (N°12-14).
Notre modèle et notre référence en tout c’est le Christ qui,  en effet a un regard d’amour, un regard qui élève et édifie, encourage et invite au bien. Notre modèle en ce qui concerne la famille est le Christ dont nous devons imiter le regard et l’attitude «  Afin de contrôler notre allure sur le terrain des défis contemporains, la condition décisive est de garder le regard fixé sur Jésus Christ, de s’arrêter dans la contemplation et dans l’adoration de sa face [...]. En effet, chaque fois que nous revenons à la source de l’expérience chrétienne, de nouvelles routes et des possibilités impensables s’ouvrent » (Pape François, Discours du 4 octobre 2014). Jésus a regardé avec amour et tendresse les femmes et les hommes qu’il a rencontrés, en accompagnant leurs pas avec vérité, patience et miséricorde, tout en annonçant les exigences du Royaume de Dieu. 
En raison de la pédagogie divine, il faut comprendre la nouveauté du sacrement nuptial chrétien dans la continuité avec le mariage naturel des origines.  En se « Référant au dessein initial sur le couple humain, Jésus lui-même réaffirme l’union indissoluble entre l’homme et la femme. « Eh bien ! Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer » (Mt 19, 6), ne doit pas avant tout être compris comme un “ joug ” imposé aux hommes, mais bien plutôt comme un “ don ” fait aux personnes unies par le mariage par lequel la condescendance divine accompagne toujours le chemin de l’homme, par sa grâce elle guérit et transforme le cœur endurci ». Cette indissolubilité est reprise au 21 et 22 de cette Relatio Synodi-ci comme un lien sauvé par le Christ et que « la présence des Semina Verbi dans les cultures (cf. Ad Gentes, 11) pourrait aussi être appliquée, par certains aspects, à la réalité du mariage et de la famille »
Les Évangiles font clairement ressortir l’exemple de Jésus qui est paradigmatique pour l’Église. En effet, Jésus a pris place dans une famille, il a commencé à accomplir ses premiers signes au cours d’une fête nuptiale à Cana, il a annoncé le message concernant la signification du mariage comme plénitude de la révélation qui permet de retrouver le projet originel de Dieu (cf. Mt 19, 3), en même temps, il a mis en pratique la doctrine enseignée, manifestant ainsi le véritable sens de la miséricorde. Ceci apparaît clairement dans les rencontres avec la Samaritaine (cf. Jn 4, 1-30) et avec la femme adultère (cf. Jn 8, 1-11).
2. La famille dans le dessein salvifique de Dieu (N°15 et 16).
Les paroles de vie éternelle que Jésus a laissées à ses disciples comprenaient l’enseignement sur le mariage et la famille. Non seulement Dieu a créé l’être humain, homme et femme (cf. Gn 1, 27), mais il les a bénis pour qu’ils soient féconds et se multiplient (cf. Gn 1, 28). C’est pourquoi, « l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24). Cette union endommagée  est restaurée par le Christ qui met aussi fin à la concession par Moïse de rédiger un acte de divorce (cf. Dt 24,1) : «Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer » (Mt 19, 6). 
Ainsi donc Jésus, qui a réconcilié toutes choses en lui, a ramené le mariage et la famille à leur forme originelle (cf. Mc 10, 1-12). La famille et le mariage ont été rachetés par le Christ (cf. Ep. 5, 21-32), restaurés à l’image de la Très Sainte Trinité, mystère d’où jaillit tout amour véritable. L’alliance sponsale, inaugurée dans la création et révélée dans l’histoire du salut, reçoit la pleine révélation de sa signification dans le Christ et dans son Église.  L’Évangile de la famille traverse l’histoire du monde depuis la création de l’homme à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26-27) jusqu’à l’accomplissement du mystère de l’Alliance dans le Christ à la fin des siècles avec les noces de l’Agneau (cf. Ap 19, 9)
3. La famille dans les documents de l’Église (N°17-20). 
« Au cours des siècles, l’Église n’a pas manqué d’offrir son enseignement constant sur le mariage et la famille. Le pape Pie XI fait porter son regard sur le  mariage chrétien, dont il sent à quel point il est menacé par le monde moderne. Il traite  successivement,  des biens du mariage,  des erreurs et vices contraires au mariage, du retour à l'idée divine du mariage. Une des expressions les plus élevées du Magistère a été proposée par le Concile Œcuménique Vatican II, dans la Constitution pastorale Gaudium et Spes, qui consacre un chapitre entier à la promotion de la dignité du mariage et de la famille (cf. Gaudium et Spes 47-52). Il a qualifié le mariage de communauté de vie et d’amour (cf. Gaudium et Spes 48). 
Le pape  Paul VI, par l’Encyclique Humanae Vitae, a mis en lumière le lien intime entre l’amour conjugal et l’engendrement de la vie. Saint Jean-Paul II a consacré à la famille une attention particulière à travers ses catéchèses sur l’amour humain, sa Lettre aux familles (Gratissimam Sane) et surtout dans l’Exhortation Apostolique Familiaris Consortio Il qualifie la famille de “ route de l’Église ” ;  et offre une vision d’ensemble sur la vocation à l’amour de l’homme et de la femme ; il propose les lignes fondamentales d’une pastorale de la famille et de la présence de la famille, et décrit la façon dont les époux, dans leur amour mutuel, reçoivent le don de l’Esprit du Christ et vivent leur appel à la sainteté. « Benoît XVI, dans l’Encyclique Deus Caritas Est, a repris le thème de la vérité de l’amour entre homme et femme, qui ne s’éclaire pleinement qu’à la lumière de l’amour du Christ crucifié (cf. Deus Caritas Est, 2). Il y réaffirme que : “ Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l’icône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement: la façon dont Dieu aime devient la mesure de l’amour humain ” (Deus Caritas Est, 11).  
« Le Pape François, aborde le lien entre la famille et la foi, dans l’Encyclique Lumen Fidei : “ Là, il fait savoir que la foi n’est pas un refuge pour ceux qui sont sans courage, mais un épanouissement de la vie. Elle fait découvrir un grand appel, la vocation à l’amour, et assure que cet amour est fiable, qu’il vaut la peine de se livrer à lui, parce que son fondement se trouve dans la fidélité de Dieu, plus forte que notre fragilité ” (Lumen Fidei, 53) 
4. Vérité et beauté de la famille et miséricorde envers les familles blessées et fragiles (N°25-28).
L’Église regarde avec joie les familles qui demeurent fidèles aux enseignements de l’Évangile, en les remerciant et en les encourageant pour le témoignage qu’elles offrent. Elles rendent crédible la beauté du mariage indissoluble et fidèle pour toujours. C’est dans la famille, « que l’on pourrait appeler Église domestique » (Lumen Gentium, 11), que mûrit la première expérience ecclésiale de la communion entre les personnes, où se reflète, par grâce, le mystère de la Sainte Trinité. La Sainte Famille de Nazareth en est l’admirable modèle.
En tant que maîtresse sûre et mère prévenante l’Église, tout en reconnaissant que, pour les baptisés, il n’existe pas d’autre lien nuptial que le lien sacramentel et que toute rupture de ce dernier va à l’encontre de la volonté de Dieu, est également consciente de la fragilité de nombreux de ses fils qui peinent sur le chemin de la foi. « Par conséquent, sans diminuer la valeur de l’idéal évangélique, il faut accompagner avec miséricorde et patience les étapes possibles de croissance des personnes qui se construisent jour après jour. […] Un petit pas, au milieu de grandes limites humaines, peut être plus apprécié de Dieu que la vie extérieurement correcte de celui qui passe ses jours sans avoir à affronter d’importantes difficultés. La consolation et l’aiguillon de l’amour salvifique de Dieu, qui œuvre mystérieusement en toute personne, au-delà de ses défauts et de ses chutes, doivent rejoindre chacun » (Evangelii Gaudium, 44).
En suivant le regard du Christ, dont la lumière éclaire tout homme (cf. Jn 1, 9 , Gaudium et Spes, 22), l’Église se tourne avec amour vers ceux qui participent à sa vie de manière incomplète, tout en reconnaissant que la grâce de Dieu agit aussi dans leurs vies, leur donnant le courage d’accomplir le bien, pour prendre soin l’un de l’autre avec amour et être au service de la communauté dans laquelle ils vivent et travaillent.  Elle invite les  jeunes  à dépasser la méfiance vis-à-vis de l’engagement conjugal et souffre de la précipitation avec laquelle beaucoup de fidèles décident de mettre fin, pour en instaurer un autre. Ces fideles ont besoin d’une attention pastorale miséricordieuse et encourageante, en distinguant attentivement les situations. Ici se plante le décor de la  discussion en vue des perspectives pastorales.
Le lévirat
•Le problème d’héritage etc.
Ce sont là entre autres défis qui se posent à notre Eglise famille de Dieu dans le contexte de la nouvelle évangélisation. Le tableau est certes sombre, et cela demande des actions concrètes pour inviter tous à la conversion, mais c’est Dieu qui conduit son Eglise.
A la fin  la fin des travaux, le Pape François a souligné que ce texte était la synthèse fidèle et claire des débats en assemblée plénière et au sein des carrefours linguistiques. Le Souverain Pontife réaffirme qu’il n’a jamais été question de remettre en cause les vérités fondamentales sur le Sacrement du Mariage : l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et l’ouverture à la vie. Mais l’Église ne regarde pas l’humanité de l’intérieur d’un château de verre pour juger les personnes. Ses portes sont grandes ouvertes pour les nécessiteux et les repentis et pas seulement pour les justes et pour ceux qui se croient parfaits. Le Pape François souhaite que l’année qui nous sépare du prochain synode favorise un vrai discernement spirituel des idées proposées pour que soient trouvées des solutions concrètes aux difficultés et aux innombrables défis auxquelles les familles sont confrontées et qui se posent à notre Eglise. C’est ce à quoi nous sommes appelés maintenant. Mais le Pape François discerne 5 tentations, points de repères pour un examen de conscience jusqu’au synode de 2015.
1re tentation
« La tentation du raidissement hostile, c’est-à-dire de vouloir s’enfermer dans la lettre  à l’intérieur de la loi, avec la certitude de ce que nous connaissons et non de ce que devons encore apprendre et atteindre. A l’époque de Jésus, c’est la tentation des zélotes, des scrupuleux, des impatients et aujourd’hui de ceux qu’on appelle des « traditionalistes » ou aussi des « intellectualistes ».
2e tentation
« La tentation d’un bonisme destructeur, qui, au nom d’une miséricorde traîtresse, met un pansement sur les blessures sans d’abord les soigner, qui traite les symptômes et non les causes et les racines. C’est la tentation des timorés (craintifs), et aussi de ceux qu’on nomme les progressistes et les libéraux ».
3e tentation
« La tentation de transformer la pierre en pain pour rompre un long jeûne, pesant et douloureux (Lc 4, 1-4) et aussi de transformer le pain en pierre et de la jeter contre les pécheurs, les faibles, les malades (Jn 8,7), c’est-à-dire de les transformer en un fardeau insupportable (Lc 10, 27) ».
4e tentation
« La tentation de descendre de la Croix, pour contenter les gens, de ne pas rester à accomplir la volonté du Père, de se plier à l’esprit du monde au lieu de le purifier et de le plier à l’Esprit de Dieu ».
5e tentation 
« La tentation de négliger le dépôt de la foi en se considérant non comme des gardiens mais des propriétaires et des maîtres ou, de l’autre côté, la tentation de négliger la réalité en utilisant une langue minutieuse et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire. Nous appelons cela du «byzantinisme» (goût, penchant pour une subtilité excessive et oiseuse)».
Il s’avère donc nécessaire de dire la parole de Vérité et d’Espérance. L’homme vient de Dieu ; c’est en lui donc qu’il peut trouver solution à ses problèmes. Il ne faut pas ignorer la réalité mais savoir accueillir les personnes avec leur existence concrète et savoir leur proposer le message chrétien, qui comporte toujours la réalité et la dynamique de la miséricorde et de la vérité, qui convergent dans le Christ seul remède du mal et du péché qui ronge l’homme et partant la famille.

2ème communication
DEUXIEME PARTIE DE LA RELATIO SYNODI. 
LE REGARD SUR LE CHRIST : L’ÉVANGILE DE LA FAMILLE.
Par le père Marc LAKASSI
La première partie de la Relatio Synodi étant abordée et nous entamons les deux dernières après lesquelles, conformément à ce que notre père évêque a souhaité pour voir ce que nous pourrons faire dans le sens de (avance au large Lc 5,4) en attentant les conclusions du synode d’octobre 2015 et l’exhortation apostolique qui en résultera.  
Avant propos : concernant  la 2ème et la 3ème parties de la Relatio Synodi.
La  deuxième partie  de la Relatio Synodi est intitulée : Le regard sur le Christ : l’Évangile de la famille (n° 12 -28) et  se compose de cinq (5) points :
- Le regard sur Jésus et la pédagogie divine dans l’histoire du salut.
- La famille dans le dessein salvifique de Dieu.
- La famille dans les documents de l’Église.
- L’indissolubilité du mariage et la joie de vivre ensemble. 
-Vérité et beauté de la famille et miséricorde envers les familles blessées et fragiles.
La troisième partie titrée : La discussion : perspectives pastorales  (n°29-61) est développée en  huit (8) points : 
-Annoncer l’Évangile de la famille aujourd’hui, dans les différents contextes.
-Guider les futurs époux sur le chemin de la préparation au mariage.
-Accompagner les premières années de la vie conjugale.
-La pastorale des personnes qui vivent en union civile ou en concubinage.
- Prendre soin des familles blessées (séparés, divorcés non remariés, divorcés remariés, famille monoparentales).
-L’attention pastorale envers les personnes ayant une orientation homosexuelle.
-La transmission de la vie et le défi de la dénatalité.
-Le défi de l’éducation et le rôle de la famille dans l’évangélisation. 
1. Le regard sur Jésus et la pédagogie divine dans l’histoire du salut  (N°12-14).
Notre modèle et notre référence en tout c’est le Christ qui,  en effet a un regard d’amour, un regard qui élève et édifie, encourage et invite au bien. Notre modèle en ce qui concerne la famille est le Christ dont nous devons imiter le regard et l’attitude «  Afin de contrôler notre allure sur le terrain des défis contemporains, la condition décisive est de garder le regard fixé sur Jésus Christ, de s’arrêter dans la contemplation et dans l’adoration de sa face [...]. En effet, chaque fois que nous revenons à la source de l’expérience chrétienne, de nouvelles routes et des possibilités impensables s’ouvrent » (Pape François, Discours du 4 octobre 2014). Jésus a regardé avec amour et tendresse les femmes et les hommes qu’il a rencontrés, en accompagnant leurs pas avec vérité, patience et miséricorde, tout en annonçant les exigences du Royaume de Dieu. 
En raison de la pédagogie divine, il faut comprendre la nouveauté du sacrement nuptial chrétien dans la continuité avec le mariage naturel des origines.  En se « Référant au dessein initial sur le couple humain, Jésus lui-même réaffirme l’union indissoluble entre l’homme et la femme. « Eh bien ! Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer » (Mt 19, 6), ne doit pas avant tout être compris comme un “ joug ” imposé aux hommes, mais bien plutôt comme un “ don ” fait aux personnes unies par le mariage par lequel la condescendance divine accompagne toujours le chemin de l’homme, par sa grâce elle guérit et transforme le cœur endurci ». Cette indissolubilité est reprise au 21 et 22 de cette Relatio Synodi-ci comme un lien sauvé par le Christ et que « la présence des Semina Verbi dans les cultures (cf. Ad Gentes, 11) pourrait aussi être appliquée, par certains aspects, à la réalité du mariage et de la famille »
Les Évangiles font clairement ressortir l’exemple de Jésus qui est paradigmatique pour l’Église. En effet, Jésus a pris place dans une famille, il a commencé à accomplir ses premiers signes au cours d’une fête nuptiale à Cana, il a annoncé le message concernant la signification du mariage comme plénitude de la révélation qui permet de retrouver le projet originel de Dieu (cf. Mt 19, 3), en même temps, il a mis en pratique la doctrine enseignée, manifestant ainsi le véritable sens de la miséricorde. Ceci apparaît clairement dans les rencontres avec la Samaritaine (cf. Jn 4, 1-30) et avec la femme adultère (cf. Jn 8, 1-11).
2. La famille dans le dessein salvifique de Dieu (N°15 et 16).
Les paroles de vie éternelle que Jésus a laissées à ses disciples comprenaient l’enseignement sur le mariage et la famille. Non seulement Dieu a créé l’être humain, homme et femme (cf. Gn 1, 27), mais il les a bénis pour qu’ils soient féconds et se multiplient (cf. Gn 1, 28). C’est pourquoi, « l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24). Cette union endommagée  est restaurée par le Christ qui met aussi fin à la concession par Moïse de rédiger un acte de divorce (cf. Dt 24,1) : «Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer » (Mt 19, 6). 
Ainsi donc Jésus, qui a réconcilié toutes choses en lui, a ramené le mariage et la famille à leur forme originelle (cf. Mc 10, 1-12). La famille et le mariage ont été rachetés par le Christ (cf. Ep. 5, 21-32), restaurés à l’image de la Très Sainte Trinité, mystère d’où jaillit tout amour véritable. L’alliance sponsale, inaugurée dans la création et révélée dans l’histoire du salut, reçoit la pleine révélation de sa signification dans le Christ et dans son Église.  L’Évangile de la famille traverse l’histoire du monde depuis la création de l’homme à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26-27) jusqu’à l’accomplissement du mystère de l’Alliance dans le Christ à la fin des siècles avec les noces de l’Agneau (cf. Ap 19, 9)
3. La famille dans les documents de l’Église (N°17-20). 
« Au cours des siècles, l’Église n’a pas manqué d’offrir son enseignement constant sur le mariage et la famille. Le pape Pie XI fait porter son regard sur le  mariage chrétien, dont il sent à quel point il est menacé par le monde moderne. Il traite  successivement,  des biens du mariage,  des erreurs et vices contraires au mariage, du retour à l'idée divine du mariage. Une des expressions les plus élevées du Magistère a été proposée par le Concile Œcuménique Vatican II, dans la Constitution pastorale Gaudium et Spes, qui consacre un chapitre entier à la promotion de la dignité du mariage et de la famille (cf. Gaudium et Spes 47-52). Il a qualifié le mariage de communauté de vie et d’amour (cf. Gaudium et Spes 48). 
Le pape  Paul VI, par l’Encyclique Humanae Vitae, a mis en lumière le lien intime entre l’amour conjugal et l’engendrement de la vie. Saint Jean-Paul II a consacré à la famille une attention particulière à travers ses catéchèses sur l’amour humain, sa Lettre aux familles (Gratissimam Sane) et surtout dans l’Exhortation Apostolique Familiaris Consortio Il qualifie la famille de “ route de l’Église ” ;  et offre une vision d’ensemble sur la vocation à l’amour de l’homme et de la femme ; il propose les lignes fondamentales d’une pastorale de la famille et de la présence de la famille, et décrit la façon dont les époux, dans leur amour mutuel, reçoivent le don de l’Esprit du Christ et vivent leur appel à la sainteté. « Benoît XVI, dans l’Encyclique Deus Caritas Est, a repris le thème de la vérité de l’amour entre homme et femme, qui ne s’éclaire pleinement qu’à la lumière de l’amour du Christ crucifié (cf. Deus Caritas Est, 2). Il y réaffirme que : “ Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l’icône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement: la façon dont Dieu aime devient la mesure de l’amour humain ” (Deus Caritas Est, 11).  
« Le Pape François, aborde le lien entre la famille et la foi, dans l’Encyclique Lumen Fidei : “ Là, il fait savoir que la foi n’est pas un refuge pour ceux qui sont sans courage, mais un épanouissement de la vie. Elle fait découvrir un grand appel, la vocation à l’amour, et assure que cet amour est fiable, qu’il vaut la peine de se livrer à lui, parce que son fondement se trouve dans la fidélité de Dieu, plus forte que notre fragilité ” (Lumen Fidei, 53) 
4. Vérité et beauté de la famille et miséricorde envers les familles blessées et fragiles (N°25-28).
L’Église regarde avec joie les familles qui demeurent fidèles aux enseignements de l’Évangile, en les remerciant et en les encourageant pour le témoignage qu’elles offrent. Elles rendent crédible la beauté du mariage indissoluble et fidèle pour toujours. C’est dans la famille, « que l’on pourrait appeler Église domestique » (Lumen Gentium, 11), que mûrit la première expérience ecclésiale de la communion entre les personnes, où se reflète, par grâce, le mystère de la Sainte Trinité. La Sainte Famille de Nazareth en est l’admirable modèle.
En tant que maîtresse sûre et mère prévenante l’Église, tout en reconnaissant que, pour les baptisés, il n’existe pas d’autre lien nuptial que le lien sacramentel et que toute rupture de ce dernier va à l’encontre de la volonté de Dieu, est également consciente de la fragilité de nombreux de ses fils qui peinent sur le chemin de la foi. « Par conséquent, sans diminuer la valeur de l’idéal évangélique, il faut accompagner avec miséricorde et patience les étapes possibles de croissance des personnes qui se construisent jour après jour. […] Un petit pas, au milieu de grandes limites humaines, peut être plus apprécié de Dieu que la vie extérieurement correcte de celui qui passe ses jours sans avoir à affronter d’importantes difficultés. La consolation et l’aiguillon de l’amour salvifique de Dieu, qui œuvre mystérieusement en toute personne, au-delà de ses défauts et de ses chutes, doivent rejoindre chacun » (Evangelii Gaudium, 44).
En suivant le regard du Christ, dont la lumière éclaire tout homme (cf. Jn 1, 9 , Gaudium et Spes, 22), l’Église se tourne avec amour vers ceux qui participent à sa vie de manière incomplète, tout en reconnaissant que la grâce de Dieu agit aussi dans leurs vies, leur donnant le courage d’accomplir le bien, pour prendre soin l’un de l’autre avec amour et être au service de la communauté dans laquelle ils vivent et travaillent.  Elle invite les  jeunes  à dépasser la méfiance vis-à-vis de l’engagement conjugal et souffre de la précipitation avec laquelle beaucoup de fidèles décident de mettre fin, pour en instaurer un autre. Ces fideles ont besoin d’une attention pastorale miséricordieuse et encourageante, en distinguant attentivement les situations. Ici se plante le décor de la  discussion en vue des perspectives pastorales.

Date de publication: 2015-11-05 Version Imprimable
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