DIOCESE DE KARA
A l'ecoute d'une fidele apres le pelerinage
Devant la porte Sainte
Porche des fideles
Sa familiarite avec les enfants
Sortie de la messe
JUBILE D'ARGENT DU DIOCÈSE DE KARA AU TOGO - 1er JUILLET 1994 -1er JUILLET 2019. CHACUN REÇOIT LE DON DE MANIFESTER L'ESPRIT EN VUE DU BIEN DE TOUS ( 1 Co 12, 7)

Actualités : JESUS CHRIST, FILS UNIQUE DE DIEU, SEIGNEUR ET UNIQUE SAUVEUR (SUITE)

JESUS CHRIST, FILS UNIQUE DE DIEU, SEIGNEUR ET UNIQUE SAUVEUR

Dans le numéro 48 d’Ecce Nova, nous promettions de continuer la réflexion sur le thème en situant le chrétien catholique ou l’Eglise catholique en relation avec les autres religions et par rapport au salut.
Disons encore une fois que nous catholiques nous ne croyons pas seulement qu’il y a un seul Dieu mais nous croyons que ce Dieu est Un en trois Personnes : Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, l’Esprit Saint est Dieu. Tous trois égaux, tous Dieu. Notre foi repose sur deux vérités fondamentales : Jésus, vrai Dieu et vrai homme ; Dieu : Père, Fils et Saint Esprit. 
Nous croyons aussi que seul Jésus sauve le monde. Il est l’Unique Sauveur. Cela fait surgir alors des questions que nous avons déjà souligné dans le précédent numéro de Ecce Nova. Quel est donc la place des autres religions ?  Quelles relations ou rapports entre l’Eglise et les autres religions ?
D’abord il faut dire que, connaître la vérité par rapport à Dieu et au salut ne veut pas dire que nous sommes sauvés par cette simple connaissance. Le catholique n’est pas meilleur que les autres par le simple fait qu’il soit baptisé catholique. Jésus nous met d’ailleurs en garde contre une telle prétention et erreur. En effet il dit « Il ne suffit pas de m’appeler Seigneur, Seigneur pour entrer dans le Royaume de Dieu mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux  ». Et encore : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense allez vous en avoir ? Les collecteurs d’impôts eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous  saluez seulement  vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens n’en font-ils pas autant ? Vous donc soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». Dans sa lettre aux romains, St. Paul, s’adressant aux juifs qui connaissent la loi, écrit : « Mais si toi qui portes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi et qui mets ton orgueil en ton Dieu, toi qui connais sa volonté, toi qui, instruit par la loi, discernes l’essentiel, toi qui es convaincu d’être le guide des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, l’éducateur des ignorants, le maître des simples, parce que tu possèdes dans la loi l’expression même de la connaissance et de la vérité… Eh Bien ! Toi qui enseignes autrui, tu ne t’enseignes pas toi-même ! » Cela s’applique à nous catholiques. Le baptême que nous avons reçu nous sauve si nous honorons le nom de chrétien que nous portons. Le simple fait d’être baptisés catholiques ne nous rend pas meilleurs que les autres et ne nous ouvre pas le ciel sans efforts de notre part. Le baptême est nécessaire pour le salut, oui mais, « Dieu qui t’a créé sans toi ne te sauvera pas sans toi  »

Il n’est pas rare d’entendre des gens affirmer « Tu crois en Dieu moi aussi je crois en Dieu. Nous sommes les mêmes ». Nous sommes les mêmes en humanité. Les mêmes en tant que croyants. Oui c’est vrai que tous deux, croyant chrétien et croyant non chrétien nous avons tous deux la connaissance de Dieu. Mais notre foi n’a pas le même contenu. Dans la foi catholique l’on parle de sacrements avec au cœur la confession et l’eucharistie. Mais chez le croyant non chrétien il n’y a pas de sacrements tels que le catholique l’entend. Le catholique se confesse auprès d’un prêtre (homme pécheur comme lui) avec la foi et la conviction d’être pardonné par Dieu à travers le ministère de ce dernier. Le Dieu du catholique pour ainsi parler n’a pas le même visage que celui du croyant non chrétien. Le catholique croit en Dieu Un en trois personnes. Le croyant non chrétien croit en Dieu mais ne croit pas que ce Dieu est Unique en trois personnes. Si toutes les religions sont les mêmes alors il n’y a pas place pour le dialogue interreligieux. Car il ne peut avoir dialogue qu’entre deux personnes ayant chacune sont identité propre.
Lorsque donc l’Eglise enseigne que Jésus Christ est l’Unique Seigneur et Sauveur elle veut dire tout simplement qu’Il est le Seul par qui tous les hommes ont accès au Père. En effet dans son enseignement Jésus affirme ceci : « la vie éternelle c’est qu’ils te connaissent toi le seul vrai Dieu et Jésus-Christ celui que tu as envoyé » Jn. 17, 3. Et S. Jean écrit de son côté : « Qui est donc vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?»  « Le Père a envoyé son Fils comme sauveur du monde » (1 Jn 4,14) ; « Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29). De même dans son discours devant le sanhédrin, pour justifier la guérison de l'impotent de naissance réalisée au nom de Jésus (cf. Ac 3,1-8), Pierre proclame : « Il n'y a pas sous le ciel d'autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4,12). Le même apôtre ajoute en outre que Jésus-Christ est « le Seigneur de tous » ; il est « le juge établi par Dieu pour les vivants et les morts » ; et donc « quiconque croit en lui recevra, par son nom, la rémission de ses péchés » (Ac 10,36.42.43). » Si donc quelqu’un se sauve ce ne peut être que par Lui et grâce à Lui. Mais de quelle manière ? « Par des voies que lui seul connaît ». Affirmer cela ne veut pas dire manquer de respect aux autres personnes qui ne partagent pas la même foi que nous. Bien au contraire, dire cela et le tenir fermement est une question d’identité, de foi. En tant que catholique je ne peux affirmer le contraire ou dire autre chose. « On doit avant tout croire fermement que l'Eglise en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est médiateur et voie de salut : or, il nous devient présent en son Corps qui est l'Église ; et en nous enseignant expressément la nécessité de la foi et du baptême (cf. Mc 16,16 ; Jn 3,5), c'est la nécessité de l'Eglise elle-même, dans laquelle les hommes entrent par la porte du baptême, qu'il nous a confirmée en même temps. Cette doctrine ne doit pas être opposée à la volonté salvifique universelle de Dieu (cf. 1 Tm 2,4) ; aussi, il est nécessaire de tenir ensemble ces deux vérités, à savoir la possibilité réelle du salut dans le Christ pour tous les hommes et la nécessité de l'Église pour le salut ». 
« Avec l'avènement de Jésus-Christ sauveur, Dieu a voulu que l'Église par lui fondée fût l'instrument du salut de toute l'humanité (cf. Ac 17,30-31). Cette vérité de foi n'enlève rien à la considération respectueuse et sincère de l'Eglise pour les religions du monde, mais en même temps, elle exclut radicalement la mentalité d’indifférentisme « imprégnée d'un relativisme religieux qui porte à considérer que "toutes les religions se valent" ». S'il est vrai que les adeptes d'autres religions peuvent recevoir la grâce divine, il n'est pas moins certain qu'objectivement ils se trouvent dans une situation de grave indigence par rapport à ceux qui, dans l'Eglise, ont la plénitude des moyens de salut.» 
Encore une fois, soyons fiers de confesser notre foi mais dans le respect des autres et l’effort soutenu, quotidien, de témoigner beaucoup de charité envers tous : chrétiens ou non. Car St. Paul et St. Jacques nous mettent en garde : « Montre moi ta foi qui n’agit pas. Moi c’est par mes actes que je te montrerai ma foi » Efforçons-nous de parler plus par notre vie et nos actions que par le bruit de nos lèvres. (Cf. Mt 25, 31-46.)
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts ; et son Règne n'aura pas de fin. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir   » AMEN.

 + Jacques Danka LONGA, Evêque de Kara

Date de publication: 2015-11-05 Version Imprimable
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