DIOCESE DE KARA
A l'ecoute d'une fidele apres le pelerinage
Devant la porte Sainte
Porche des fideles
Sa familiarite avec les enfants
Sortie de la messe
JUBILE D'ARGENT DU DIOCÈSE DE KARA AU TOGO - 1er JUILLET 1994 -1er JUILLET 2019. CHACUN REÇOIT LE DON DE MANIFESTER L'ESPRIT EN VUE DU BIEN DE TOUS ( 1 Co 12, 7)

Actualités : Diocèse de Kara (Togo) Récollection de l’Avent 2018, prédicateur père Martin MEGUEMA

Depuis hier soir, 29 novembre, les agents pastoraux du diocèse de Kara se sont retrouvés au Centre Pastoral Mgr BAKPESSI, pour un ressourcement spirituel en ce début de temps de l’avent. On pouvait compter 130 agents pastoraux (évêque, prêtres, diacre, religieux et religieuses) à La récollection animée par le Révérend Martin MEGUEMA, curé de la paroisse Saint Ambroise d’Anadana à Djougou au Benin portant sur le thème : « L’Esprit Saint viendra sur toi » (Lc 1,35). 

Ce thème de cette récollection se situe dans la ligne droite du thème du jubilé d’argent du diocèse qui est : « chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien de tous » (1 Cor12,7). Nous vous proposons l'intégralité de la méditation proposée par le prédicateur.

 

THEME : « L’Esprit Saint viendra sur toi » (Lc. 1, 35).

Excellence Monseigneur Jacques Danka LONGA, notre Père Evêque, Très RP. Vicaire Général, très chers confrères, aînés et cadet dans le sacerdoce ministériel, Révérends diacres, Rvds frères, Rvdes sœurs, comme nous le savons tous, nous vivons cette Récollection qu’on pourrait qualifier de spéciale dans le contexte général du Jubilé d’Argent de notre cher Diocèse, en cette année pastorale, dont le thème retenu est : « Chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien de tous » (1Cor 12,7). Ce Jubilé, comme tous les autres, est un temps de grâce que le Seigneur nous accorde afin de nous permettre de nous arrêter un moment pour jeter un regard rétrospectif sur les 25 ans passés, nous replonger dans nos racines chrétiennes, faire le point et y reconnaître l’action salvifique de Dieu. Ceci nous permettrait, tout en nous ressourçant, de rendre grâce à Dieu pour sa bienveillance et bénéficier des forces nouvelles pour une nouvelle aventure avec le Maître de la moisson. 

Bientôt, sinon très bientôt, nous allons commencer le temps de l’Avent au cours duquel nous préparons nos cœurs pour bien fêter Noël ou mieux accueillir le Messie qui vient.  Le thème choisi pour nourrir notre méditation et nous aider à bien vivre ce temps fort de l’Eglise notre Mère est : « L’Esprit Saint viendra sur toi » (Lc 1, 35). 

Ce thème est extrait du récit de l’Annonciation faite par l’Ange Gabriel à la Vierge Marie de la venue du Messie attendu. Nous savons que la Liturgie célèbre la Solennité de l’Annonciation le 25 Mars de chaque année. Neuf (9) mois avant la Noël, nous célébrons l’Incarnation du Fils de Dieu, dont l’Evangéliste Saint Luc rapporte les circonstances dans le récit de l’annonce de l’Ange à Marie qu’elle serait la Mère du fils de Dieu. 

Comme nous pouvons le constater aussi, ce thème rime bien avec notre thème de l’année pastorale ou du Jubilé sus-énoncé. En resituant le thème de notre méditation dans le contexte du récit de Saint Luc, nous remarquons comment Marie a reçu l’Annonce de la venue du Messie par Elle. En illustre l’expression de ce thème qui est une Parole de l’Ange en réponse à la question d’inquiétude de la Vierge Marie : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? » (Lc 1, 34). Ainsi, sa question montre clairement que l’œuvre qui lui est demandée est humainement impossible et même inconcevable. Mais en considérant de prêt la réponse de l’Ange, nous pourrons nous rendre compte qu’elle (la réponse) exige implicitement une ouverture et une acceptation de la part de la Vierge Marie. Ce qui nécessite une grande disponibilité et une collaboration à la réalisation de l’œuvre de Dieu. C’est exactement l’attitude que la Vierge Marie manifestera dans sa réponse finale à l’Ange : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole !... » (Lc 1, 38). Cette réponse est basée sur sa foi et sa confiance qui nourriront son espérance : Celle de la nature (divine), de la conception, et de la Naissance du Christ.

Nous essayerons de porter notre méditation sur cette disponibilité et cette collaboration à l’œuvre Divine, dans la vie de la Vierge Marie tout comme dans celle de certains personnages biblique. Cela permettrait à chacun de nous de Mettre à jour (si vous me permettez ce langage informatique) sa relation personnelle avec l’Esprit Saint et sa collaboration avec l’action de ce Dernier. De là, nous auront la joie et la force de nous engager dans tel ou tel charisme.

La joie et la force que bénéficiera chaque agent pastorale ici présent, quel qu’en soit son statut ou son titre, adviendront comme le Christ à Noël dans notre monde et dans nos vies ; et ceci selon une démarche tripartite que je nous propose à savoir :

Primo : Avoir une conscience vie de n’être pas l’auteur de notre mission ;

Secundo : Avoir une conscience de la délicatesse et de l’infaillibilité de la mission du Christ-Roi et Vainqueur « sans moi, dis le Seigneur vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5) ; 

 Tertio : Avoir conscience d’un nouveau départ avec la confiance au Seigneur qui nous donne constamment et généreusement son Saint Esprit.

Pour ce faire, que chacun de nous se fixe pour principe, de faire une recollection personnelle fondée sur l’exercice intérieur de porter son regard sur notre modèle, la Vierge Marie, dans la scène de l’annonciation.

I- LA DISPONIBILITE DE LA VIERGE MARIE A L’ACTION DE L’ESPRIT SAINT

La disponibilité suppose l’ouverture, l’acceptation et la constance dans l’accueil, d’une mission donnée. Etre disponible, c’est être libre, être en mesure de prendre du temps nécessaire pour quelque chose, ne pas se dérober, ne pas résister ou ne pas rester fermé à une mission. Dans ce cas, la disponibilité fait appel à la ténacité, l’abnégation, la persévérance, la responsabilité grave de prendre librement un risque et de demeurer ferme, intègre, imperturbable. A l’annonciation, la Vierge Marie a montré son entière disponibilité par son ouverture et son acceptation ou son accueil de la volonté de Dieu exprimé dans les paroles de l’Ange. 

L’ouverture de la Vierge Marie à l’Esprit Saint

La souplesse et je dirais même la douceur de la réponse de la Vierge Marie dans sa conversation avec l’Ange Gabriel montre qu’elle n’avait aucune réserve face à l’évènement annoncé. Elle exprime avec simplicité son inquiétude à travers sa question : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? » (Lc 1, 34). Elle reconnait en quelque sorte sa fragilité, ses limites et sa petitesse par rapport à ce qui vient de lui être demandé, qu’Elle serait la Mère du Sauveur. Elle reconnait qu’humainement parlant, il lui est impossible d’accomplir cette mission. 

Mais la réponse de l’Ange l’a rassure et l’a met en confiance « L’Esprit Saint viendra sur toi ». Elle croit alors en la toute-puissance de Dieu qui agit par son Esprit, et Elle n’hésitera pas à prendre le risque d’accepter sans condition sa volonté. Elle ne s’est pas renfermée ni dans Sa conviction sur le mode de conception qui pousse au doute et du coup au refus, ni dans ses projets, en l’occurrence son projet de mariage avec Joseph. 

L’acceptation par la Vierge Marie de la volonté de Dieu

En donnant une réponse favorable à L’Ange : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole… » (Lc. 1, 38), la Vierge Marie laisse comprendre l’Ange qu’elle adhère volontairement et de tout cœur à la Parole de Dieu reçue de sa bouche. Elle ne s’est donc pas dérobée comme ce qu’avais fait le prophète Jonas lorsque Dieu l’envoyait avertir les habitants de Ninive, mais qui plus tard a dû obéir par le concours de force majeure de la situation ; il a compris sans cherche une autre forme d’explication ni d’autre procès et exécute l’ordre de Dieu (Jo 1-3, 4). 

La Vierge Marie n’a manifesté aucune résistance comme Saint Paul avant l’évènement de Damas qui a rencontré un grand bouleversement avant d’adhérer à la volonté de Dieu.

L’acception joyeuse de la volonté de Dieu est toujours intimement liée à la réception de l’Esprit Saint, qui est intrinsèque au don contenu dans l’annonce. Cela n’est rien d’autre que ce qu’a expérimenté a Vierge Marie pour Le plan inaltérable de Dieu. 

 

II- L’ADHESION DE LA VIERGE MARIE A L’ACTION DE L’ESPRIT SAINT ET SA FRANCHE COLLABORATION AVEC LA GRACE DE DIEU

La collaboration est la participation effective à la réalisation d’une œuvre demandée à un ouvrier. Celui-ci doit alors éviter la passivité et l’indifférence. En analysant l’attitude de La Vierge Marie dès les premiers instants qui ont suivi l’annonciation, nous nous rendrons compte qu’Elle a pris une part active et s’est tellement intéressée à ce projet d’amour de Dieu qu’elle sort de Son silence habituelle à la rencontre inhabituelle pour faire connaître la nouvelle à ceux ou celles vers qui l’Esprit Saint l’amènerait, en commençant d’abord par Elisabeth.

La Vierge Marie reste active à l’Esprit Saint

Je disais tantôt que la Vierge Marie se montre collaboratrice en prenant une part active dans l’œuvre de Dieu juste après l’Annonciation, voilà pourquoi Elle cour avec empressement vers les montagnes de Juda. Les montagnes ici pourraient être un signe d’énormes difficultés liées à sa mission. Elle gravit ces montagnes, et j’imagine comment étaient les sentiers qu’elle y empruntait puisqu’il n’y avait certainement pas de routes bitumées, rien que pour partager la Nouvelle à Elisabeth. 

Elle a dû affronter certainement d’autres obstacles qui sont passés sous-silence dans le récit. Cet acte de ténacité et de détermination témoignent de l’accueil qu’elle a réservé à la Parole reçu de l’Ange. Convaincue et confiante en la présence active de l’Esprit Saint en Elle, Elle n’hésitera pas à s’élancer joyeusement et avec abnégation dans l’aventure du salut de l’humanité.

Ainsi, pour que le Fils de Dieu s’incarne dans notre nature humaine, l’œuvre de l’Esprit Saint a été très déterminante mais avec le concours de la Vierge Marie. 

Elle n’est donc pas restée indifférente à la Sainte Volonté de Dieu, au contraire, Elle joignait ses efforts conjugués sous l’action de l’Esprit Saint en vue de réaliser une œuvre mystérieuse d’utilité commune.

La Vierge Marie s’intéresse au projet de salut de l’humanité

A l’annonciation, Dieu fait savoir à la Vierge Marie, par l’Ange, son plan de salut. Il lui fait voire que tout ne va pas de soi et qu’il faut son intervention mystérieuse grâce à l’Esprit Saint. Elle ne devrait donc pas rester indifférente. Elle aurait pu se faire servir comme Reine par tous les hommes ou même se faire adorer comme une déesse. Mais elle ne l’a pas fait. Humblement, Elle sort simplement de sa solitude et va vivre une relation de communion avec Elisabeth qui partage avec Marie la même expérience (de conception mystérieuse), la même foi qui les anime dans une même espérance formant alors l’ébauche d’une Eglise de prêtre(Jésus), de prophète (Jean-Baptiste), de pécheurs (Elisabeth) et de Sainte (Marie) qui se métamorphose ainsi dans le déjà et le pas encore.

Soulignons au passage que Toutes les bonnes choses ou les bonnes actions ne font pas du bruit, mais elles s’accomplissent dans le silence du souffle de l’Esprit Saint qui a besoin de la souplesse et de la discrétion du sujet. La Vierge Marie est restée souple ou discrète à l’action de l’Esprit et cela lui a permis de laisser triompher la volonté de Dieu à travers toute sa vie. 

Depuis la conception du Fils de Dieu, en passant par sa naissance sa Mort et Résurrection et jusqu’à son ascension dans le ciel, La Vierge Marie a été toujours disponible et discrète dans sa collaboration avec l’Esprit Saint.

La discrétion de la Vierge Marie dans l’accomplissement de la volonté de Dieu

Il m’a semblé important et nécessaire de souligner la discrétion de la Sainte Vierge Marie à partir de l’Annonciation. Bien qu’Elle ne soit pas restée passive ni désintéressée à l’œuvre de l’Esprit Saint en Elle, la Sainte Vierge Marie demeure un modèle de discrétion dans l’accomplissement de la volonté de Dieu. "Elle gardait tous les évènements dans son cœur et les méditait en silence jour et nuit" (Lc 2, 51).

Les actes efficaces qu’elle posait à chaque instant sont accompagnés d’une grande discrétion. De toute évidence, c’est parce qu’elle n’a jamais oublié que tout ce qu’elle réussit à faire de bien dans l’humanité ne vient pas de son savoir-faire, ni de son génie. Tout le bien qu’elle faisait lui était possible grâce à " l’Eprit Saint qui est venu sur Elle". 

En outre, remarquons que l’œuvre de l’Esprit Saint n’a pas commencé exclusivement avec la Vierge Marie. Nous pourrons alors faire un clin d’œil sur quelques autres personnages de la Bible pour nous rendre compte de leur expérience d’ouverture à l’Esprit Saint.

III- QUELQUES PERSONNAGES BIBLIQUE QUI ONT FAIT L’EXPERIENCE DE L’ESPRIT SAINT EN ETANT DISPONIBLES ET COLLABORATEURS A SON ACTION.

Ceux qui, dans la Bible, nous parle de l’Esprit Saint disent qu’un jour, « quelqu’un », invisible, est venu et a agi en eux avec puissance. Il a changé leur cœur et leur vie. C’est en ce sens qu’on peut dire qu’ils ont fait une « expérience » de l’Esprit. Voici quelques exemples : un jour, l’Esprit tombe sur Gédéon. Il fait de même sur Samson, sur Saül, sur David, et tant d’autres… Il s’empare d’eux. 

Plus tard, pour que Jésus lui-même entreprenne sa mission de Sauveur, il faut que l’Esprit vienne de nouveau. Cela se réalise lors du baptême de Jésus par Jean-Baptiste : Pendant que Jésus prie, « les cieux s’ouvrent au-dessus de lui. Il voit l’Esprit descendre comme une colombe et venir sur lui ». (Mt 3, 16).

Alors, tout de suite, « Jésus, rempli de l’Esprit-Saint, est conduit par l’Esprit au désert » (Lc 4, 1). Il y rencontre le Tentateur… Après avoir repoussé victorieusement le diable, Jésus retourne en Galilée « plein de la puissance de l’Esprit-Saint » (Lc 4, 14). Il se rend à Nazareth. Un jour de Sabbat, il entre dans la Synagogue. On lui remet le livre du prophète Isaïe. Jésus y lit le passage suivant : « l’Esprit du Seigneur est sur moi. Il m’a consacré par une onction. Il m’a envoyé apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres, délivrer les prisonniers, rendre la vue aux aveugles, libérer les hommes maltraités, annoncer un temps de grâce de la part du Seigneur... » (Lc 4, 16-19). 

Et Jésus conclut : « Aujourd’hui s’accomplit parmi vous ce passage de l’Ecriture » (Lc 4, 21). C’est donc bien l’Esprit Saint qui fait de Jésus le Libérateur et le Sauveur de tous les hommes quoi croient en lui. 

L’Esprit-Saint viendra par la suite sur les premiers chrétiens. Il remplit le cœur de Pierre, d’Etienne, de Paul et de tous les frères… Il les pousse, les faits agir, les anime… Il leur enseigne, leur rappelle tout ce que Jésus avait dit. Il rend témoignage à Jésus, Il convainc le monde. Il conduit les disciples de Jésus vers la Vérité. Il envoie Paul et Barnabé en mission. Il leur permet d’aller ici et les empêche d’aller là…Il connaît tout, même les profondeurs de Dieu, et fait connaître les dons de Dieu (La sagesse, l’intelligence, la force, la piété, la crainte de Dieu, le conseil, la science).

Nous savons de toute évidence qu’il parle aux hommes, Il les avertit et fait parler les autres. Il habite en nous depuis le jour de notre baptême. Il prie en nous. Il apaise notre soif. Il agit en nous. Il crée du nouveau. Mais de tous les personnages Bibliques, la Saint Vierge Marie demeure le modèle parfait que nous pouvons imiter dans l’expérience de l’Esprit Saint.

IV- LES IMPLICATIONS DE CE THEME POUR NOUS EN CE TEMPS DE L’AVENT

Chers tous, le temps de l’Avent est un temps d’espérance joyeuse du Messie, un temps de conversion des cœurs et de préparation à la fête de Noël. Ainsi donc l’occasion nous est offerte par l’Eglise pour que nous mettions à jour notre relation personnelle avec l’Esprit Saint reçu du Seigneur le jour de notre baptême et de notre confirmation. Les membres du Renouveau Charismatique parleront d’effusion de l’Esprit, n’est-ce pas ?

Chrétiens, baptisé, nous avons tous reçu le don de manifester l’Esprit Saint  dans le temps et dans l’Espace à la suite de la Vierge Marie et des autres saints pour le bien de tous. Cette manifestation se remarque clairement à travers les différents charismes qui se sont exprimés et qui continuent de s’exprimer dans notre Diocèse depuis 25 ans. 

Je nous invite à faire un clin d’œil sur le texte de Saint Paul aux Galates, Gal 5, 16 – 23. Il porte sur les œuvres de l’Esprit Saint qui s’oppose à celles de la Chaire (l’Humaine). Ce texte nous interpelle tous face aux réalités que nous vivons dans différents presbytères et communautés… Ne perdons de vue que nous avons tous et chacun  reçu le don de manifester l’Esprit Saint. Nos différences, loin d’être source de discordes, devraient être une grande richesse. Voyons toujours les choses positivement.

Revenant à la démarche tripartite que je nous proposait  à l’introduction, nous pouvons dire que la conscience vive de n’être pas l’auteur de notre mission nous rappelles que nous ne sommes que des serviteurs quelconques, et à chaque mission le Seigneur nous juge compétent en se basant sur son appel, sur l’accueil de l’Esprit Saint et sur la conscience de sa présence en nous, d’où une crainte et un humble regard vers le passé des 25 ans de notre Diocèse, en ce temps de l’Avent, avec l’honnêteté des deux premiers Serviteurs dans la parabole des talents.

La délicatesse et de l’infaillibilité de la mission du Christ-Roi et Vainqueur nous fait prendre conscience de cette Parole du Christ : « sans moi, dis le Seigneur vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5). L’insuffisance ou l’improductivité de notre mission parfois conteste, accuse et nie la présence permanente du Seigneur ou de son Esprit Saint en nous. Comment pouvons-nous faillir à la mission en présence du Seigneur ou de l’Esprit Saint ? Certains échecs ne sont parfois qu’apparents. Autrement, il est évident que : soit nous avons été négligeant, soit nous avons travaillé sans moindre conscience de la présence de l’Esprit Saint en nous, soit les deux à la fois : d’où une sincérité, un regret et un humble regard sur notre responsabilité graduelle ou progressive sur l’intervalle des 25 ans du diocèse.

La conscience d’un nouveau départ avec la confiance au Seigneur et au Saint Esprit : d’où la raison de réfléchir, de Célébrer une action de grâce, d’organiser et de fêter avec vivacité les 25 ans de marche de foi de notre diocèse.

Evêque, prêtre, diacres, religieux et religieuses, moines, laïcs, différents mouvements d’action et de spiritualité… nous nous rendons tous compte et bien souvent de nos imperfections qui font que nous nous dérobons à l’action de l’Esprit Saint, nous lui résistons ou l’étouffons et parfois même, nous nous fermons à lui. Et, en toute sincérité, avouons que c’est de là que viennent nos tristesses, nos angoissent, nos difficultés, nos tribulations, et nos égarements. 

L’Exhortation Apostolique "Evangélii Gaudium" du Pape François à cet effet nous est offerte comme un joyau pour nous permettre de retrouver notre joie baptismale, notre joie de consacré, religieux ou religieuse et notre joie sacerdotale d’être associés à l’œuvre du salut par la puissance du Saint Esprit. Au n°1 de l’Exhortation, nous lisons que : « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours ». 

En cette année Jubilaire, particulièrement en ce temps de l’Avent, nous sommes invités à nous replonger dans nos racines chrétiennes et dans la grâce de l’Esprit Saint avec tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons et tout ce que nous faisons. Nous redeviendrons ainsi des êtres nouveaux pour un nouveau départ en vue une moisson abondante.

L’Esprit Saint vient toujours au secours de nos imperfections, de nos fragilités ou de nos faiblesses. Prenons-en conscience et rendons-nous toujours disponible à collaborer avec Lui comme l’a fait la Vierge Marie.  

CONCLUSION 

Aux pieds de la Croix, en la personne de Saint Jean, nous avons reçu Marie comme Mère. (Jn 19, 26-27). Ne nous contentons donc pas seulement de proclamer que Marie est notre Mère. Acceptons-la réellement comme notre Mère et Modèle de vie chrétienne, aimons la prier.

Que La Vierge Marie soit Spirituellement notre Mère est donc une vérité familière à nous tous. Et cette vérité de par la libre volonté du Dieu souverainement sage, fait partie intégrante du mystère du salut des hommes. C’est pour cela qu’elle est objet de foi pour tous les chrétiens. La Maternité de Marie, dans l’Esprit, si privilégiée soit-elle, n’est pas l’unique.

La vierge Marie est spirituellement notre Mère dans l’Eglise, à travers l’Eglise, avec l’Eglise, pour l’Eglise et jamais sans Elle. « Marie et l’Eglise sont une seule Mère et plusieurs : aucune des deux n’engendre le Christ total sans l’autre » (disait Isaac de l’Etoile, cistercien anglais du XIIème siècle). La vie divine est donnée par les sacrements qui sont toujours ceux de l’Eglise. Marie est l’unique Mère spirituelle qui assume toutes les autres maternités spirituelles.

La spiritualité de Louis-Marie Grignion de Montfort est fondée sur la Théologie de l’Incarnation rédemptrice : « Dieu le Père n’a donné son Unique au monde que par Marie… Le Fils de Dieu s’est fait Homme pour notre salut, mais en Marie et par Marie… Dieu le Saint-Esprit a formé Jésus-Christ en Marie… C’est par Marie que le Salut du monde a commencé, et c’est avec elle qu’il doit être consommé par Jésus ».

Nous sommes tous invités à rentrer dans cette dynamique du mystère de notre salut grâce à l’Esprit Saint que Dieu continu de rependre sur l’Univers et particulièrement sur les hommes qu’il a créés à son image et à sa ressemblance. Que chacun de nous laisse résonner en son cœur cette Parole de l’Ange : « L’Esprit Saint viendra sur toi » …

 

Bonne suite et fin de la récollection, fructueux et sanctifiant temps de l’Avent !!!

Ensemble pour le Christ, ensemble pour notre Diocèse !

 

Bibliographie : 

Le Nouveau Théo, l’ENCYCLOPEDIE CATHOLIQUE POUR TOUS, ed. MAME, Paris, 2009.

Bible de Jérusalem, Nouvelle édition entièrement revue et augmentée, 5e édition, Cerf, Paris, 1995.

HEINRICH Denzinger, SYMBOLES ET DEFINITIONS DE LA FOI CATHOLIQUE, Les éditions du Cerf, Paris, 2010.

Catéchisme de l’Eglise Catholique, Nouvelle édition, Centurion, Cerf, Paris, 1998.

DIOCESE DE KARA, 1994 – 1er JUILLET – 2019 : 25 ANS, QUEL CHEMIN PARCOURU.

Pirogue l’Esprit Saint, bulletin trimestriel, N° 62, Paris, Septembre 1986.                    

     Fait à Kara, le 29 Novembre 2018

 

                                                                   P. Martin MEGUEMA

 

Date de publication: 2018-12-01 Version Imprimable
Ensemble pour le Christ, Ensemble pour notre Diocèse
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