DIOCESE DE KARA
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Sortie de la messe
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Actualités : PELERINAGE DIOCESAIN A TCHITCHAO-WAYA

Le samedi dernier, 27 février 2016, le diocèse de Kara a effectué son pèlerinage annuel à Tchitchao-Waya au pied de Marie Mère de Dieu, sur la paroisse Notre Dame des douleurs d’Atchangbadè. Ce pèlerinage a connu la participation d’environ 15.000 fidèles venus de toutes les paroisses du diocèse. Le thème du pèlerinage était celui de l’année de la miséricorde : « Miséricordieux comme le Père » (Lc 6,36). Les pèlerins ont médité sur ce thème en petit groupe de l’école primaire publique de Bouhno au site du pèlerinage. Le texte de méditation était beaucoup plus centré sur la compréhension de la « miséricorde » et sur son vécu à travers les œuvres de la miséricorde. Après cette marche, ce fut le temps du chemin de la croix suivit de la messe à 13H00 présidée par Mgr Jacques Danka LONGA, évêque de Kara. Dans son homélie, il a d’abord sensibilisé les fidèles sur la méningite en leur demandant de prendre soin de leur santé et de se faire vacciner pour ceux qui sont dans les zones où la maladie a pris une allure épidémique. 

Partant de l’évangile lu pour la circonstance (Lc 6, 27-37), qui invitait à l’amour de ses ennemis, Monseigneur a exhorté l’assemblée à la perfection qui consiste à retourner vers le Père. Pour faire ressortir le contenu de la miséricorde dont parle tant St Luc dans son évangile et pour montrer la démarche à suivre, il s’est appesanti sur le récit de l’enfant prodigue. Je cite :
« L’enfant exige que le père lui donne sa part d’héritage. Le père accède à sa demande ; sans gronder, sans lui reprocher. Il quitte la maison du Père et va loin, fuyant ainsi même le lieu qui pouvait lui rappeler le Père et le bonheur d’y habiter. Là, loin de son Père, il fait bombance avec les filles. Il fait la belle vie, dirions-nous aujourd’hui. Ce qui devrait nous faire pleurer de douleur c’est cela même que nous appelons parfois la belle vie. Ainsi que le dit Paul, parfois certains mettent leur fierté dans ce qui fait leur honte ; leur dieu c’est leur ventre. 

Combien aura duré cette belle vie destructrice de l’homme et de l’image de Dieu en cet enfant dit prodigue ? Ce qui est important c’est que peu de temps après, tout ce qu’il avait s’épuise…C’est alors que commence pour l’enfant prodigue le temps d’une véritable misère qui l’oblige à se faire embaucher pour s’occuper des porcs. Durant son service si humiliant, affamé et épuisé, il cherchait à manger même la nourriture des porcs et personne ne la lui donnait. Quelle honte ! Quel abaissement ! Quel avilissement ! Celui qui veut se passer de Dieu connaît ou connaîtra tôt ou tard cette expérience.

Ce qu’il vit lui fait prendre conscience de la situation dramatique dans laquelle il s’est mis.il fait son examen de conscience et constate qu’en fait il était heureux chez son Père. Il se résout à revenir dans la maison de son Père. Et nous savons l’accueil que lui réserve le Père…Chers amis quelle est donc la pointe de cette parabole vue sous l’angle de la miséricorde du Père ? Il me semble que la pointe c’est la personne, l’image, la présence du Père dans le souvenir de l’enfant. Ensuite, le fils reconnaît ses torts et accepte d’assumer les conséquences de ses actes. « Je me lève et je vais dire à mon père que j’ai péché contre lui. Je ne mérite pas d’être appelé ton enfant ». Ainsi même absent du lieu où il se trouve, le Père reste présent dans l’âme et le cœur du fils prodigue. Ce dernier se laissant envahir, remplir de nouveau de l’image, de l’amour du Père, accepte de faire le voyage retour dans la maison familiale. Le pécheur qui veut entrer dans la miséricorde divine doit accepter de faire le chemin de retour au Père, en quittant justement sa vie de désordonnée. » Car la miséricorde divine reste stérile pour un cœur rebelle. 
Pour terminer, il a invité les fidèles à prier pour les âmes du purgatoire, les défunts de la famille diocésaine de Kara et pour les défunts de leurs familles respectives. La messe a pris fin par la consécration à Marie, Mère de Dieu, suivit de la bénédiction accordant des indulgences plénières. C’est dans une ambiance de joie et de satisfaction que les fidèles sont retournés chez eux heureux d’avoir goûté à l’amour du cœur de Dieu.

Abbé Matthieu KALEMAO

Date de publication: 2016-03-16 Version Imprimable
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